Tous ensemble!

Bienvenue sur le blog du Mouvement des Jeunes Socialistes de l'Yonne (MJS89). Vous pourrez  y trouver de nombreuses informations sur l'actualité socialiste, nationale et locale.

Le Mouvement des Jeunes Socialistes est une organisation regroupant des jeunes lycéens, étudiants, salariés ou chômeurs, agés de 15 à 28 ans, déterminés à défendre des valeurs de solidarité, d'émancipation, de laïcité et de démocratie. Autonome du parti socialiste, il prend parfois des positions différentes, notamment sur les questions sociétales ou sur l'Europe, et constitue une force de proposition piur ce dernier.

 

Mercredi 4 juillet 2007 3 04 /07 /Juil /2007 08:42

Appel du Syndicat de la magistrature à mobilisation contre le projet de loi sur les « peines-planchers » et les mineurs récidivistes

Les signataires de cet appel sont le Collectif pour la Défense des Libertés Fondamentales de Rouen (CDLF), le SAF, le MJS, le MIB, l’UNEF, la FCPE, Pour la République Sociale (PRS), Attac, l’Association Française des Magistrats de la Jeunesse et de la famille, les Verts, le Syndicat de la Médecine Générale, l’Association Nationale des Juges d’Application des Peines, le Syndicat National des Journalistes, le SNPES-PJJ-FSU, le SNEPAP-FSU, la CGT-Insee, Ras l’Front, le GENEPI, le SNUCLIAS-FSU, le PCF, SUD-Santé-Sociaux, le JAL, l’UGSP-CGT, la FSU, le SNUAS-FP-FSU, la Ligue des Droits de l’Homme, l’OIP, la FARAPEJ, l’Union syndicale de la psychiatrie, la CGT-services judiciaires-, la LCR et Henri MALBERG, Catherine VIEU-CHARRIER, Nicole BORVO, Antoine HIBON, Jacques VIGOUREUX scénariste, réalisateur, président d’honneur du Syndicat national des auteurs et des compositeurs, Serge GUICHARD adjoint au maire à PALAISEAU, Bernadette BOURZAI députée européenne (PS), Adeline HAZAN députée européenne (PS)

Le projet de loi tendant à durcir la répression contre les délinquants récidivistes sera le premier texte déposé au parlement par le nouveau gouvernement.

Nicolas Sarkozy avait fait de l’instauration de peines planchers et du durcissement de la réponse judiciaire envers les mineurs délinquants l’une des promesses phares de sa campagne électorale.

Taxés de laxisme, les juges devaient être encadrés afin de s’assurer d’une réponse judiciaire sévère envers les récidivistes.

La nouvelle ministre de la Justice a repris à son compte le texte déjà écrit par l’équipe de campagne du candidat Sarkozy. Il sera le premier voté par la nouvelle assemblée. Il prévoit la mise en place de peines planchers dès la commission en récidive d’un délit puni de trois ans d’emprisonnement et s’applique à tous, dès l’âge de 13 ans. Ainsi, pour une récidive de vol, la peine plancher est d’un an d’emprisonnement, abaissée à 6 mois pour les enfants de 13 à 18 ans.

L’article 3 du texte s’attaque quant à lui au principe de l’atténuation de peine pour les mineurs. Ce principe à valeur constitutionnelle (qui divise par 2 la peine encourue), peut être écarté dès la première récidive par la juridiction des mineurs et son application devient l’exception dés le troisième fait de violence commis par un adolescent de 16 à 18 ans.

Ainsi, un adolescent de 16 ans condamné deux fois pour un vol à l’arraché de téléphone portable devra par principe, la troisième fois, être condamné à une peine minimale de 2 ans d’emprisonnement. Peu importe la réelle gravité des faits commis comme la personnalité de l’auteur, le texte foule au pied le principe d’individualisation de la peine qu’il relègue au rang de simple exception. La justice pénale devient alors une machine à punir indifférente aux réalités des personnes qu’elle est amenée à juger. Animé d’une volonté de produire des effets dissuasifs par un affichage de fermeté, ce texte, pour ne pas encourir de censure par le Conseil constitutionnel, a dû concéder à l’État de droit le maintien d’un pouvoir d’appréciation pour le juge. Ainsi, les juridictions pourront déroger au prononcé de la peine plancher mais dans des cas limités encore réduits à la seconde récidive où les juges devront alors reconnaître au délinquant des garanties exceptionnelles de réinsertion. Nous dénonçons l’esprit particulièrement régressif de ce texte qui fait de la peine d’emprisonnement le centre de la réponse pénale.

L’objectif de dissuasion qu’il poursuit nous apparaît totalement illusoire et même contre-productif. Les prisons françaises, nous le savons, ne sont pas le lieu où l’on réinsère mais un lieu où l’exclusion et la violence aggravent souvent les problématiques des plus fragiles. Or, mécaniquement, ce projet de loi est une machine à créer de l’enfermement à un moment où la France atteint un taux d’incarcération inégalé depuis 1945. La peine de mort n’a jamais dissuadé du crime et les systèmes étrangers qui ont choisi de recourir aux peines planchers n’ont jamais démontré leur capacité à lutter contre la délinquance.

La lutte contre la récidive est une nécessité et nous y adhérons si la sanction s’inscrit dans la prise en charge de ceux qui ont enfreint la loi.

Nous n’acceptons pas le renoncement à l’éducation de nos enfants, fûssent-ils délinquants récidivistes. Nous considérons qu’afficher la prison comme seule réponse aux malaises de nos adolescents violents marque l’échec de notre société à les accompagner vers l’insertion sociale. Depuis de nombreuses années, les moyens donnés aux secteurs social et éducatif fondent comme neige au soleil, traduisant une volonté politique déterminée d’affecter tous les crédits au secteur carcéral. Ainsi, lorsqu’un juge des enfants ordonne une mesure d’assistance éducative pour un enfant en danger, il doit le plus souvent attendre des mois pour que la mesure soit effectivement mise en oeuvre. De la même façon, les juges de l’application des peines et les services pénitentiaires d’insertion et de probation qui sont chargés de la mise en place des mesures alternatives à la prisons prononcées par les tribunaux, n’ont pas été dotés des moyens à la hauteur de leurs missions.

Dans ce contexte, constater l’échec de l’éducatif pour durcir le système répressif relève de l’escroquerie et confine à la caricature.

C’est un choix de société que nous ne pouvons admettre. Nous appelons tous ceux qui partagent notre vision d’une société solidaire et responsable à s’unir contre ce projet de loi.

Par MJS 89 - Publié dans : Zoom sur...
Ecrire un commentaire - Voir les 2 commentaires
Dimanche 24 juin 2007 7 24 /06 /Juin /2007 21:16

Voici la tribune politique envoyée à L’Yonne républicaine
Elle est ici publiée sans les coupes opérées par le quotidien

Le dimanche 17 juin, les électeurs ont tranché : M. Soisson a été réélu député de l’Yonne. Je le félicite pour son résultat même si je continue à penser qu’une démocratie vivante suppose le renouvellement des élus. Le résultat de l’élection présidentielle a été déterminant : nous avons, tout au long du mois de mai, mené une campagne dans un contexte où tous martelaient que le président de la République devait avoir et aurait une majorité pour gouverner. Combien de citoyens n’ai-je pas rencontré qui étaient résignés et doutaient de l’importance de leur vote !

Pourtant, si défaite il y a, nous n’avons pas connu un échec. Dans la 1ère circonscription de l’Yonne, plus de 20 500 personnes m’ont apporté leur suffrage au second tour, avec un résultat de 45,47%. Ce chiffre représente 3 points de plus qu’aux élections législatives de 2002 et 3 points de plus qu’à l’élection présidentielle de ce printemps. Le résultat est particulièrement remarquable sur la ville d’Auxerre : dans le cadre d’un duel, Auxerre a donné une majorité à la gauche. Ceci n’est pas le fruit du hasard. C’est celui du travail collectif engagé avec le maire d’Auxerre et les élus et de mon travail de terrain avec les militants, les associations, les citoyens, qui a permis de convaincre. De beaux succès ont aussi été enregistrés en Puisaye, en Forterre, dans le Coulangeois et l’Aillantais.  Nous avons mené partout une campagne active avec les militants du Parti socialiste, mais aussi ceux du PRG, du MRC du PC, des Verts, ainsi que tous les élus et les citoyens qui m’ont accompagnée dans cette bataille.

Cette dynamique doit désormais se poursuivre. Beaucoup m’interrogent sur les suites que j’entends donner à cette élection législative. Je continuerai à m’investir dans cette circonscription, avec les militants, avec les électeurs qui m’ont fait confiance, avec les citoyens qui ont besoin de nous, même s’ils se sont pour certains encore abstenus. Je m’investirai sur les élections locales de 2008 et je poursuivrai également le travail entamé avec la société civile. Comme nous l’avons montré lors de cette campagne, nous avons avec Guy Ferez la volonté d’aller de l’avant ensemble et je l’aiderai dans les échéances à venir. Je serai aux côtés des habitants, pour travailler pour eux et avec eux, défendre leurs droits, en un mot les représenter. Dans l’ensemble de notre département, nous avons aujourd’hui la capacité de porter des messages forts grâce aux résultats enregistrés dans les trois circonscriptions. Enfin, de la même façon que les députés socialistes devront conduire un travail d’opposition et de vigilance face aux projets du gouvernement,  notamment en matière fiscale et sociale, j’entends aussi exercer ici une vigilance sur ce que votera et fera (ou ne fera pas) M. Soisson. Le débat de fond que nous avons eu a mis en exergue nos divergences : il ne sera pas sans suites.

Je souhaite contribuer à recrédibiliser la vie politique sur cette circonscription, marquée par l’image des pratiques du député réélu. Je veux continuer à porter l’idée que le renouveau n’est pas qu’une question générationnelle, mais bien une question de pratiques politiques et de valeurs : le non cumul des mandats, la limitation des mandats dans le temps, la clarté des engagements pris.

A tous les électeurs qui m’ont fait confiance, à tous ceux avec qui j’ai discuté, notamment dans les quartiers, pour les convaincre de l’importance de leur vote, je veux dire que je serai avec eux et qu’ils ne doivent jamais douter de la valeur de leur acte citoyen. « Ce n’est qu’un début… Continuons le combat »… Ensemble !

Mireille Le Corre

Par MJS 89 - Publié dans : Mireille Le Corre 2007
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Dimanche 24 juin 2007 7 24 /06 /Juin /2007 21:10

Pour l’UMP, les socialistes, en réduisant la durée du travail, auraient « dévalorisé » le travail et contrarié l’aspiration des salariés à gagner plus. Sarkozy prétend corriger cette funeste erreur et nous propose de « travailler plus pour gagner plus ».

 

Les 35h

Seulement, les 35 heures n’interdisent pas aux salariés de travailler plus, elles obligent les employeurs à les payer mieux en abaissant la durée légale du travail (et non la durée effective), c’est à dire le seuil à partir duquel le salarié est payé au taux majoré des heures supplémentaires. La droite a déjà anéanti ce progrès social incontestable en abaissant le taux de majoration des heures supplémentaires : désormais, quand les salariés travaillent plus, c’est pour gagner moins ! Le slogan de la droite est donc fallacieux. Il suppose en outre que les salariés peuvent, à leur guise, demander à effectuer des heures supplémentaires quant ils ont une fin de mois difficile…. Alors qu’il est bien connu que ce sont les employeurs qui imposent les heures supplémentaires, et parfois non payées, quand c’est là leur intérêt.

L’exonération des heures supplémentaires

Ce qu’oublie le gouvernement, c’est que les cotisations sociales font partie de la rémunération du travail et qu’en les supprimant, on ampute cette rémunération. En effet, la rémunération du travail, c’est le salaire brut. Elle comporte un salaire monétaire, direct, versé au salarié, et une rémunération indirecte qui consiste dans les services de santé, l’assurance-chômage et la retraite (financés par les cotisations sociales). Aujourd’hui le gouvernement annonce la suppression des cotisations sociales sur les heures supplémentaires sans dire qui va les payer, et comment : il annonce bien en réalité une diminution des services de santé, des indemnités-chômage et du montant des retraites, nécessaire pour rééquilibrer les comptes sociaux. Ainsi, en réalité, les salariés qui auront la chance de faire des heures supplémentaires chez un employeur qui veut bien les payer auront en effet un peu plus d’argent sur leur compte dans l’immédiat. Mais par la suite, ils devront dépenser plus quand ils iront à l’hôpital ou chez le médecin, consommer moins pour cotiser à un plan de retraite privé, souffrir davantage du manque d’argent s’ils se retrouvent au chômage, etc. Et comme beaucoup d’entre eux n’auront pas les moyens de dépenser plus pour leur santé ou leur retraite, ils devront se contenter d’une moins bonne santé et d’une vieillesse plus difficile. En guise de lot de consommation, M. Fillon leur dira qu’ils gardent le « libre choix » de leurs dépenses, et que cela est beaucoup mieux que d’être « obligés » de cotiser à un système social qui leur garantit une meilleure santé et une plus grande sécurité financière tout au long de leur vie…

 

 

Extrait de « Pourquoi la droite est dangereuse », de Jacques Généreux (Seuil, 2007, 11 Euros)

Jacques Généreux est économiste, prof à Sciences Po, membre du Conseil National du Parti Socialiste, auteur d’une vingtaine d’ouvrage dont l’excellent La Dissociété (Seuil, 2006).

Par MJS 89 - Publié dans : Mireille Le Corre 2007
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Mercredi 20 juin 2007 3 20 /06 /Juin /2007 09:55
Par MJS 89 - Publié dans : Mireille Le Corre 2007
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Mercredi 20 juin 2007 3 20 /06 /Juin /2007 09:35
Par MJS 89 - Publié dans : Mireille Le Corre 2007
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Créer un blog gratuit sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus